remède 4

Remède n° 3

Les copines qui flippent

Car, comme chacun le sait, rien ne remonte plus le moral que de voir plus malheureux que soi. Passer une après-midi ou une soirée avec une copine qui flippe n’a rien d’un acte de sadisme ; au contraire, c’est en même temps une B.A. Les oreilles compatissantes se font rares de nos jours et se payent cher en général (voir le psychanalyste). Écouter les doléances de quelqu’un qu’on aime bien mais qui va mal c’est, avant tout, oublier ses propres problèmes. Dans un deuxième temps, la démarche est valorisante car elle permet de glisser quelques conseils en plaçant des bribes de son histoire personnelle. Le rôle d’égérie est toujours plutôt sympathique. Enfin, quelques heures passées avec les tourments réels ou imaginaires de quelqu’un d’autre permettent souvent de se dire, à la sortie, « La pôvre, qu’est-ce qu’elle se débrouille mal ! Moi je m’en sors quand même mieux, finalement… »